philosophie par le mot et l'image
Ce qui est mort ne tombe pas hors du monde. S'il y reste, c'est donc qu'il s'y transforme et s'y résout en ses éléments propres, qui sont à la fois ceux du monde et les siens. Or, ces éléments se transforment à leur tour et n'en murmurent point.
La nature de l'utile est d'être contrainte à manifester nécessairement son utilité.
A toi souvent aussi, ils se donnent pour des gens aimables. Mais telle fut toujours la prudence des lâches. Oui certes, prudentes gens sont les lâches ! Avec leur âme étroite, à ton sujet ils pensent beaucoup - continûment tu leur donnes à penser. Toute...
Ce qui incite le plus à mépriser la mort, c'est que ceux mêmes qui jugent que le plaisir est un bien et la douleur un mal, l'ont pourtant méprisée.
Qu'est-ce que le vice ? C'est une chose que tu as vue souvent. Au sujet d'ailleurs de tout ce qui arrive, aie cette pensée à ta portée : c'est une une chose que tu as vue souvent. Somme toute, en haut comme en bas, tu trouveras les mêmes choses dont sont...
A quoi donc en ce moment fais je servir mon âme ? En toute occasion, me poser cette question à moi-même et me demander : "Qu'y a t-il à cette heure dans cette partie de moi-même, qu'on appelle principe directeur, et de qui ai-je l'âme en cet instant ?...
Ne te rebute pas, ne te dégoûte pas, ne te consterne pas, si tu ne parviens pas fréquemment à agir en chaque chose conformément aux principes requis. Mais, lorsque tu en es empêché, reviens à la charge et sois satisfait, si tu agis le plus souvent en...
Injurie-toi, injurie-toi, ô mon âme ! Tu n'auras plus l'occasion de t'honorer toi même. Brève, en effet, est la vie pour chacun. La tienne est presque achevée, et tu n'as pas de respect pour toi même, car tu mets ton bonheur dans les âmes des autres.
Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est celui qui va selon la nature. Voilà pourquoi il faut agir et parler en tout de la façon la plus naturelle. Une telle ligne de conduite te délivrera de l'emphase, de l'exagération et du style...
Considère sans cesse que tout ce qui naît provient d'une transformation, et habitue toi à penser que la nature universelle n'aime rien autant que de transformer ce qui est pour en former de nouveaux êtres semblables. Tout être, en quelque sorte, est la...
Ou un monde ordonné, ou un pèle-mêle entassé, mais sans ordre. Mais se peut-il qu'en toi subsiste un certain ordre et que, dans le Tout, il n'y ait que désordre; et cela, quand tout est aussi bien combiné, amalgamé, accordé ?