Ah vice, quand tu nous tiens !
En nous monte la fièvre,
le délice est le lien
entre réel et rêve.
Tu crèves ce pauvre écran
nous servant de facette,
tu lèves le mécréant
vivant au fond de l’être.
Tes lettres ne sont pas de…
noblesse, non, tu blesses !
Tu ne laisses que vide
au fond de l’âme en baisse.
De tes hauts, je vois mes bas,
moi servile et dévoué
de ce caprice, gala
volatile et enroué.
mais quel est donc ta force ?
Ton obscur plaisir,
entre arbre et écorce
la vie se laisse raidir.
C’est la chaleur de la mort
Qui ranime ton désir…
C’est la flamme de nos torts
Qui mine notre plaisir.
ah vice, quand tu nous tiens
un frisson sur nous s’abat.
Ton cœur est aussi le mien
et à l’unisson, il bat !
Sid 2002