La vérité est parfois si froide,
Que ma nudité, d’habits se couvre.
Elle est parfois si désagréable,
Que ma foi, dans la rancœur se mouve.
Au lieu de s’enivrer de la chaleur,
Mes choix s’engourdissent, se font râleurs.
En lieu et place d’une vie meilleure,
Je glisse et me lasse. D’ailleurs…
Ailleurs ou ici je suis indécis.
Un si de plus, en quête d’un messie.
Laissant mon regard se lasser ainsi,
Sur le rebord du monde, je suis assis.
Au fin fond de ma forme affamée,
L’infini de ma vue recherche,
Avant que le temps ne soit fané
L’infime salut, l’ultime perche.
Sid 2001