Là où nous rencontrons une morale, nous trouvons une appréciation et une hiérarchie des pulsions et des actions humaines.
Ces appréciations et ces hiérarchies sont toujours l'expressions des besoins d'une communauté et d'un troupeau: ce qui lui est utile au 1° titre- et au second et au troisième, cela est aussi l'étalon suprême de la valeur de tous les individus.
La morale induit l'individu à devenir fonction du troupeau et à ne s'attribuer de valeur que comme fonction.
Les conditions de conservation d'une communauté ayant été très différentes d'une communauté à l'autre, il y a eut des morales très différentes; et eu égard aux transformations essentielles que les troupeaux et les communautés, les états et les sociétés, sont encore sur le point de connaitre, on peut prophétiser qu'il y aura encore des morales très divergentes.
La moralité est l'instinct du troupeau dans l'individu.