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philosophie par le mot et l'image

La victime, le sauveur et le persécuteur

Publié par Sid Nes sur 8 Janvier 2017, 17:52pm

Catégories : #photo

L'analyse transactionnelle est particulièrement intéressante pour nous lorsqu'elle s'applique à définir ce que Stephen Karpman a appelé le triangle dramatique.

Après avoir noté que 70% de nos transactions avec le monde extérieur se passent entre un parent normatif et négatif et un enfant soumis ou rebelle en quête d'un parent nourricier, Karpman a formalisé trois rôle qui se gravent dans nos états du moi : la victime, le sauveur et le persécuteur. Puisqu'il faut au moins être deux pour déclencher cette dynamique entres ces rôles, il les a conceptualisés sous une forme triangulaire, avec interaction constante entre les trois points du triangle. Cela permet de tenir compte d'une réalité : certes, nous nous identifions à un rôle privilégié mais, dans une situation donnée, nous changeons de rôle constamment.

 

Il n'est pas besoin d'une situation extrême pour constater de tels renversements. S'il vous est arrivé de vous occuper d'une personne âgée qui se place en position de victime, sans doute avez-vous éprouvé des mouvements d'impatience. Peut-être même vous êtes vous surpris à prendre le contrôle de la situation sans respecter l'opinion de votre protégé, las de l'entendre se plaindre. Et vous avez perçu que celui-ci était capable d'utiliser son impuissance contre vous, pour vous persécuter.

la victime se plaint abondamment auprès de personnes qui n'ont pas la compétence pour l'aider...fondamentalement, la victime ne veut pas abandonner son rôle. La parfaite victime ne dit pas : " j'ai mal au genou ! ", risquant ainsi de trouver une véritable cure, elle dit plutôt : " j'ai mal !"

Si d'aventure un sauveur propose un remède approprié à sa douleur, la victime entrera alors avec lui dans un jeu du " oui, mais ..." " Oui, c'est une suggestion intéressante, mais ..;" et ainsi de suite, de proposition en proposition jusqu'à ce que le sauveur s'irrite et se transforme en persécuteur. Celui-ci voit alors la victime comme une méchante petite créature qui ne sait pas faire face et ne mérite donc que du mépris.

On rencontre deux types de victimes: la soumise et la rebelle. La victime soumise exagère ses handicaps personnels et se présente plus faible qu'elle ne l'est. Elle vit  ses désirs comme des nécessités impérieuses qu'elle impose à son entourage. La peur de manquer la motive. 

La victime rebelle est agressive. Elle râle, revendique et réclame. Ce rôle est associé à la peur de perdre quelque chose ou quelqu'un, ou de se retrouver abandonnée. Que l'on soit en position de victime soumise ou rebelle, le sentiment caché qui domine et la honte.

extrait de: victime des autres, bourreau de soi-même de Guy Corneau

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