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philosophie par le mot et l'image

Le goût de participer

Publié par Sid Nes sur 14 Septembre 2016, 18:59pm

Catégories : #photo

L'élan d'expression se joint avec un autre élan, celui de la participation. J'emploie le mot participer au sens de "se sentir partie d'un tout en apportant sa présence et sa contribution".

Le goût de participer

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Le goût de participer

L'être humain est un animal social, et la participation à une société contribue à son bonheur. La proximité, l'intimité et la possibilité de partager nos vulnérabilités en confiance sont autant de facteurs de santé qui influent de façon positive sur l’espérance de vie. A l'inverse, l'isolement engendre la méfiance et peut entraîner des habitudes de vie destructives - on ne se sent plus utile à personne. La durée de l'espérance de vie s'en trouve réduite.

Il en va ainsi pour chacun de nous car se sentir utile constitue une façon privilégiée de participer à l'aventure humaine. Le sentiment que notre vie sert à quelque chose est, à n'en pas douter, un facteur de sérénité. En revanche, si le service à autrui entre en conflit avec l'élan d'expression individuelle et nous conduit à négliger nos goûts et nos talents, le bonheur spontané qui découle d'une telle attitude ne favorisera pas à l'épanouissement de l'être. Ce fut le cas pour nombre de nos parents qui vécurent dans une idéologie religieuse selon laquelle il était jugé "égocentrique", à la limite du péché, de penser à soi. La personne dont l'élan d'expression individuelle est ainsi frustré n'aura bientôt que ses petits ou grands malheurs pour attirer sur elle, l'attention dont elle a légitimement besoin pour exister. En fait, elle devient dépendante des autres, car, toutes les fois que nous nions un de nos élans fondamentaux, c'est comme si nous remettions notre pouvoir entre des mains étrangères.

Le peu d'attention que nous portons à notre propre personne nous met à la merci de ceux qui veulent bien se préoccuper du sort des autres, parfois dans le dessein d’exercer sur eux un pouvoir. Il va s'en dire que, l'inverse, une attitude qui privilégie l'expression personnelle au mépris de l'élan de participation et de service comporte aussi sa part d'insatisfaction. L’hyper-individualisme qui a cours dans nos sociétés nous le démontre: les êtres, satisfaisant de plus en plus leurs besoins propres sans soucis des autres, n'atteignent pourtant pas de bonheur durable.

extrait de: victime des autres, bourreau de soi même de Guy Corneau

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