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philosophie par le mot et l'image

Au fil de l'eau

Publié par Sid Nes sur 24 Août 2016, 20:02pm

Catégories : #photo

Au fil de l'eau

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Au fait, avez-vous remarqué qu'on se dégage assez aisément des soucis quotidiens ? Il arrive même que l'on puisse goûter instantanément une certaine paix intérieure. Mais dès que l'on essaie de prolonger la qualité de ce moment, ça se complique; toutes sortes de pensées nous assaillent, des plus banales aux plus intéressantes.

Ces perturbations nous indiquent plusieurs choses, l'état de paix et de tranquillité que nous recherchons au dehors, existe déjà en nous. Il préexiste à toutes choses, pour ainsi dire. Il est à la fois notre terre d'origine et notre terre promise. Terre d'origine parce que nous en sommes issus. Chacune de nos cellules s'en souvient et nous y appelle; Il n'y qu'à observer l'état d'un enfant pour s'en convaincre. Terre promise, hélas, car nous avons oublié que cet état existait en nous, si bien que nous le cherchons partout à l'extérieur jusqu'à ce que quelque événement nous renvoie à l'intérieur.

Au fil de l'eau

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Deuxièmement, ces perturbations nous révèlent qu'il importe peu que nous soyons une ménagère ou un cadre supérieur, nous pouvons atteindre cet état. Son existence ne repose pas sur nos mérites.  Elle n'est pas en rapport avec ce que nous avons accompli, ce que nous n'avons pas accompli ou encore ce que nous devrions accomplir.

 

J'attire votre attention sur ce dernier point: comment se fait-il que quelque chose nous rappelle immédiatement à l'ordre si nous essayons de prolonger ce moment de détachement intérieur ? Quelle est la nature de cette force dynamique qui nous coupe de notre première source ? Comment se fait-il que nous maîtrisions si peu nos états intimes ?

 

Ce genre d'interrogation mène tout droit aux hypothèses qui guident l'écriture de ce volume. Je me demande si notre identité ne serait pas cette force qui nous coupe de notre source. Je me demande si notre identité personnelle, ce que nous appelons communément notre personnalité, ne relèverait pas d'un mécanisme de protection fondé sur la peur. Je me demande également si cette sorte de bouclier que constitue cette personnalité, au lieu de nous protéger, ne finirait pas par nous enfermer et par nous couper de nos élans fondamentaux, nous privant de l'énergie intérieure dont nous avons besoin pour vivre et devenir créateur de nos vies.

 

extrait de: victime des autres, bourreau de soi même de Guy Corneau

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Xofi 25/08/2016 15:12

Joli cliché. Apaisant face à l'océan.

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